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Dîner Hollande/Merkel : le compromis au menu

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François Hollande et Angela Merkel ont passé l’après-midi et la soirée de mercredi ensemble pour trouver une solution à la crise de l’euro. Quelles compromis peuvent-ils trouver ?

L’édito de Jean-Marc Sylvestre. Quand on voit les divergences entre les deux dirigeants, on doute qu’ils aient trouvé une solution. Il y a d’un côté le discours politique et de l’autre, la réalité des faits. La réalité, c’est la zone euro qui est en feu : la Grèce, l’Espagne, l’Italie, le Portugal, Chypre ne trouvent plus d’argent. Demain, c’est la France qui n’en trouvera plus. La réalité c’est aussi les plans de redressement et d’austérité nécessaires mais tellement dures qu’ils ne permettront pas à ces pays de s’en sortir. La France plaide pour qu’on les aide. Enfin, les pays riches, comme l’Allemagne, ne veulent plus et ne peuvent plus payer les factures pour les autres. Angela Merkel l’a rappelé mardi, elle ne veut pas de mutualisation sans contrôle des budgets et des dépenses et sans intégration bancaire et politique.

Pourtant malgré les apparences, le compromis est encore possible. Pourquoi ? Parce que la France et l’Allemagne ont intérêt à sauver la maison. Il peut y avoir des mutualisations et de la solidarité que s’il y a un contrôle budgétaire. Donc, les deux dirigeants n’ont pas 36 solutions : d’abord se mettre d’accord sur un pacte de croissance pour faire plaisir à François Hollande puis accepter le pacte de stabilité budgétaire. C’est-à-dire l’engagement d’équilibrer ses finances publiques sous la surveillance de Bruxelles. Ensuite, il faudra mettre en place l’Europe bancaire. Ce qui veut dire que les dépôts bancaires ne seront plus garantis par les États mais par l’Europe toute entière. Cependant un flou subsiste : la mise en place d’un mécanisme d’évolution vers une Europe plus fédérale. En France plus qu’en Allemagne le mot est tabou. On le fera c’est évident, mais la pire des chose serait de le faire sans en informer les peuples.

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Comments (1)

  1. Decrauze dit :

    Le cœur franco-allemand a des ventricules qui s’écartèlent… jusqu’à l’arrêt cardiaque ? A bricoler un compromis on risque de ne rien résoudre. Voilà des années que le souffle de la construction n’y est plus, que l’asthme européen siffle ses incohérences. Se replonger dans ces soubresauts édifie sur la tâche qui reste à mener. Il faut une plus grande intégration pour éviter la désintégration de l’Union : jusqu’à quand les tergiversations ? Cf. http://pamphletaire.blogspot.fr/search/label/Union%20europ%C3%A9enne

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