Publié dans L'édito

Soutien du gouvernement, paiement des clients, ressources financières… Halloween : les pires cauchemars des entrepreneurs français

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L’assureur spécialisé Hiscox s’intéresse aux pires cauchemars des entrepreneurs, et ce n’est pas triste. Les hommes politiques feraient bien d’y jeter un œil

Les assureurs spécialisés dans le risque d’entreprise enquêtent chaque année auprès des TPE et PME en Europe, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, et interrogent les dirigeants d’entreprises de moins de 50 salariés sur leurs plus grandes peurs pour l’avenir de leur entreprise. La dernière enquête portait sur un échantillon de 4000 entreprises et a permis d’établir le Top 5 des plus grandes angoisses des chefs d’entreprise. Et ce qui fait peur aux entreprises françaises, c’est avant tout l’Etat, l’administration et les hommes politiques.

1ère angoisse : Ne pas être soutenu par le gouvernement. Cette année, 53% des répondants déclarent ne pas se sentir soutenus par le gouvernement et 54% pensent que l’instabilité politique en France a un impact négatif sur leur business. Cette période de primaires pour les élections offre évidemment une opportunité pour les entrepreneurs de partager leurs attentes avec les différents candidats et de peser dans les négociations pré-électorales. Cela dit quand les hommes politiques déversent des tonnes de discours sur la sécurité et la nécessité de protection, les chefs d’entreprise n’ont pas le sentiment que ça leur est destiné.

2ème angoisse : Le risque de non-paiement par les clients – Le non-paiement par les clients est le risque le plus important contre lequel ils ne sont pas assurés. Dans cette étude, ce risque est le plus fréquemment cité dans ensemble des pays interrogés pour la deuxième année consécutive. Il existe aujourd’hui des sociétés d’affacturage qui permettent à l’entrepreneur d’anticiper ces retards de paiement. Elles comblent les besoins de trésorerie de court terme et apportent un financement rapide. C’est un constat qui est aussi repéré chaque année par le cabinet ARC qui travaille principalement au respect des délais de paiement. Dans le baromètre du climat des affaires, il ressort également la même inquiétude.

3ème angoisse : Le manque de ressources financières pour maintenir l’entreprise à flot – Près de 30% des dirigeants de TPE français affirment qu’obtenir un financement bancaire est plus difficile cette année. Ce qui est complètement paradoxal à un moment où le prix de l’argent n’a jamais été aussi bas. Seulement 4% des entrepreneurs français ont envisagé de faire appel au crowdsourcing. Il existe différentes formes de financement permettant aux entrepreneurs de financer leur entreprise : les Business Angels, le crowdsourcing ou le crowdlending. Certains sites proposent par exemple aux particuliers et aux personnes morales de prêter de l’argent aux entreprises françaises sous forme de prêt rémunéré. Les entrepreneurs ne s’y retrouvent pas. Ils sont très peu à les fréquenter .

4ème angoisse : Ne pas pouvoir attirer de nouveaux clients – Développer son réseau, accroître sa notoriété et préserver sa réputation sont les clés pour attirer de nouveaux clients. La recommandation, qui passe bien souvent par le bouche à oreille, est un atout essentiel pour les petites entreprises. Pourtant, les risques d’atteinte à la réputation et la menace de poursuites par un client figurent à la troisième place des principaux risques contre lesquels les entrepreneurs ne sont pas assurés.

5ème angoisse : Se retrouver obligé de répercuter les hausses de coûts sur les clients, en effet 37% des entrepreneurs français estiment que le Brexit diminuera leur capacité à exporter et accroîtra les coûts. C’est vrai pour les Anglais. Les entreprises françaises sont angoissées par la nécessité de répercuter les hausses de charges ou de salaires. Dans l’immédiat, Ils ont plus un problème de compétitivité coût, qu’un problème de demande.

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